dimanche 5 juillet 2009

La réussite

*** un vieux truc qui traînait sur mon bureau, il était temps d'en faire quelque chose***

La réussite est pour moi un concept étonnamment relatif.


Il y a tout d'abord la réussite sociale, concept convenu qui dirige implicitement nos choix : un travail stable bien rémunéré , une habitation agréable et une relation amoureuse épanouie. En complément, il est bien vue d'y ajouter de joyeux amis et une famille avec qui l'on entretient de bonnes relations et avec qui l'on peut partager les hauts et les petits bas, bref les aléas de la vie
Sous cet angle ; je réussi dans la vie.

C'est pourquoi je ne comprends pas encore à 100 % pourquoi j'ai vécu l'anecdote suivante ;

Par un beau dimanche ensoleillé, je faisais une séance de shopping printanière avec ma Marie sur St-Denis, lorsque soudain je l'ai vue l'autre côté de la vitrine. Lui, l'ancienne fréquentation, muni de lunette soleil, d'un sourire éclatant et de sa tendre moitié qui se ramène dans la même boutique que moi !
Instant de panique

Je me suis réfugié dans la cabine d'essayage de Marie. Cette dernière m'a patiamment indiqué qu'il serait préférable que je sorte incognito de la boutique mais surtout de sa cabine. J'ai donc du prendre mon courage à deux mains et je suis sorti , quasi à plat ventre pour ne pas me faire voir en zigzaguant entre les étalages de vêtements.

Une bonne main d'applaudissement pour Mary la poule mouillée.

La panique que j'ai alors ressentit m'a fait comprendre que le deuxième concept de réussite était tout aussi puissant et omniprésent que le premier. Ce jour la je n'étais pas arrivé à dompter ma crinière de feu. Je me questionnais sur mon avenir professionnel qui ne me semblais pas suffisamment créatif, en fait pas du tout créatif ni même ambitieux. J'étais allé magasiner parce que mes vêtements me semblait fade et surtout c'était le jour de lessive et ce que je portais était la limite acceptable de la récupération de style. Super amoureux avait du travailler ce dimanche la. Je n'avais rien rien a flasher, rien a mettre dans une conversation anodine qui pouvait faire en sorte de crier MA VIE EST TELLEMENT PARFAITE.

Le deuxième concept est donc la réussite personnelle.
Pas dans le sens vie personnelle seulement, parce que à ce niveau je rock vraiment fort, mais selon notre vision propre de la vie et ce dont nous voulons qu'elle soit composé. J'ai toujours voulu avoir un emploi enrichissant par lequel je pourrais exprimer m'a vision de la vie et m'accomplir à travers mes créations. Je désirs atteindre une stabilité monétaire qui me premettrait de venir travailleur indépendant sans que mon côté «angoissé par l'avenir financier de mon fond de pension » m'empêche de prendre quelque décision que ce soit. Je veux arriver à avoir un look d'enfer mais décontracté, parfait quoi surtout des cheveux impeccables à tous les matins qui démontrerait le contrôle que j'ai sur ma vie et mon avenir. J'aimerais pouvoir tellement bien organiser mon emploi du temps que mon linge serait toujours impec au moment ou j'en ai de besoin. Et surtout j'aimerais trouver un moyen pour que Super amoureux n'ai pas à travailler la fin de semaine.

Est-ce que je vais m'en sortir un jour ? Je ne sais pas. En attendant, il ne me reste qu'à éviter la rue St-Denis jusqu'à ce que j'atteigne mon standard de réussite, autant dire jamais. Ou peut-être diminuer mes standards...

samedi 21 février 2009

Montréal

Le stade est bleu cette nuit.

Il neige sur Montréal.

Montréal n'est jamais aussi belle que sous la neige...

Faux, sous la pluie aussi elle a de la gueule.


On dirait que tout ralentit et prend une pause. Elle respire tranquillement comme un enfant qui sommeil. Peut-être que c'est moi qui ai ralentis le pas au fait. Même le froid prends une pause. J'aime quand Montréal ralentit, j'ai l'impression de la retrouver. C'est comme allé prendre un café avec un ami, le temps s'arrête, se multiplie, s'étire le temps d'une tasse fumante. Les rue se vident sous la neige tout comme sous la pluie.


J'aime bien imaginer tous ces gens à l'intérieur avec un chocolat chaud à la main, enroulé dans une couverture à discuter de tout et de rien avec leur chat. J'aime bien imaginer les gens parler avec leur chats. Je n'aime pas les chats c'est pourquoi j'écris ici .


Cette nuit Montréal c'est fait une beauté, vous croyez qu'elle veut aller danser? En fait, je crois qu'elle a un rendez-vous galant avec le printemps. Elle à mis sa robe blanche juste pour lui montrer qu'elle est pas une fille facile. J'espère que se petit jeu de séduction ne dura pas trop longtemps... Aller Montréal laisse toi faire, le printemps te cruise pis tu es belle sous la pluie aussi ! Aller!!!

vendredi 30 janvier 2009

Il

Je me suis battu comme j'ai pu.
J'ai utilisé toutes les armes que j'avais a ma disposition et usé de toutes les ruses.
Je suis même allé jusqu'à user de chantage et d'autosuggestion.
J'ai porté une solide armure qui apparemment n'était pas sans failles.

Je suis certaine qu'il m'a traqué des jours durant.
Jusqu'à ce qu'il perçoive l'étincelle un peu ternie dans mon regard flétri.
Le brin de fatigue dans mon champ de bonne volonté.
Malgré ma rigueur, ma vaillance et surtout mes instincts de paranoïaque chronique il m'a pris de court.

Le traître, il m'a pris par surprise.
Tonya Harding c'est de la petite bière à côté de lui et de se qu'il est capable de faire.
Il m'a attaqué au réveil, il ne m'a même pas laissé le temps de prendre un café.
C'est la preuve qu'il me connaît sur le bout des doigts, il détient de l'information au sujet de mes faiblesses.

Rien n'y fait, sans mon café et mes lunettes je ne suis bonne à rien.

Aussitôt que j'ai entendu les premières notes que mon réveil matin a laissé échapper il m'a cloué au lit par un mal de tête immense. J'ai tenté de me débattre mais il a répliqué par une congestion nasale s'apparentant à un anévrisme ( mon cerveau est hors jeu depuis). J'ai paré le coup avec un verre de jus d'orange et un supplément vitaminé mais à se moment il s'est déchaîné avec un mal de gorge, cousin germain de la sensation d'avaler une pellotte d'épingles. Il m'a roué de coups et de courbatures et m'a enfermé chez moi. Depuis, je suis menotté à une boîte de mouchoir et à une bouteille de Tylenol. Mes compagnons d'infortune sont quelques capsules d'échinacé, un bol de soupe et un Super Amoureux.


Il m'a eu sur toute la ligne, me laissant croire que j'étais invulnérable durant des semaines pour enfin me prendre à bras le corps et me laisser, presque sans vie, gisante dans une mer de mouchoirs en petites boules.

Un jour, je t'aurai, Virus, j'en fait la promesse solennelle.
Une année complète sans voir le bout de ton nez, croix de bois, croix de fer.
J'y arriverai ! Je m'affranchirai et ne vivrai plus dans la peur de tes représailles.

samedi 17 janvier 2009

Hibernation

Malgré les apparences je suis très près de la nature, assez près pour que mon comportement en porte la trace . Je sais faire preuve d'humilité et j'admets sans rougir que certaines de mes actions ne sont en fait que des réflexes innés remontant à nos ancêtres et désormais cousins les animaux. Je porte donc fièrement le flambeau afin de faire en sorte que certaines traditions ne se perdent pas. C'est pourquoi j'hiberne tous les ans et ce, sans exception.

Certains, par jalousie ou peut-être seulement par ignorance, diront que je suis matante ou même que j'ai le métabolisme d'un enfant de 2 ans mais je soutiens qu'il s'agit d'un réflexe de préservation de l'espèce durant une période de manque. Car, oui, l'hiver Québécois est une période de manque; manque de soleil, de vitamine D, de festivals, de terrasses, de BBQ, de pic-nic et surtout manque d'opportunité pour porter mes chaussures et mes sandales. Mais le pire demeure encore le manque d'originalité, imaginez porter le même manteau jour après jour, non mais quelle tristesse.

Pour se distraire l'homme a inventé Noël afin de mettre un peu de gaieté dans le coeur des familles et la St-Valentin pour ramener un peu de chaleur dans le foyer des couples. Mais soyons honnête, ce ne sont pas 2 fêtes commerciales qui viendront à bout de l'envie de mourir que provoque 2 mètres de neiges et la perte de 30 degré au thermomètre.

Alors que reste t-il à faire ... DORMIR ! En effet, la fin de semaine je dors, mange et retourne faire une sieste. La semaine je dors, travail, mange, rêve de faire une sieste et finalement de retour à la maison ; je m'écroule de sommeil à 8h30 pm.

J'entends encore de mauvaises langues dirent qu'il existe aussi les sports d'hiver mais la la la la la la la la la la la je ne vous entends plus, désolé. La la la la la la la, z z z.


mardi 13 janvier 2009

Sur le fil

Aujourd'hui, il fait un froid canard. Niché dans mon 3e étage je ne vois que du ciel bleu, clair, glacé et le stade. Chez moi, le stade il est à l'ouest. En fait, il y a aussi un gros pigeon, sur un fil, qui me regarde. A croire qu'il a conscience de ma présence, moi, l'autre côté de la vitre, les pieds dans le calorifère. Café en main, je le défi du regard, lui, le plumage gonflé et la mine renfrogné, non en fait l'air résigné. La neige sur les toits pourrait passer pour du glaçage. Triplex et duplex transformés en pièces montées prêtes a être mangé. Par contre, il ne faut pas succomber à la tentation, sous risque de se casser une dent. Tout est tellement gelé dur et en plus tout ce beau paysage a un goût salé.Il me regarde toujours, malgré le grand balai de déneigement qui se déroule sous lui. Camions bene, souffleuses, chenillettes font des entrechats afin d'effacer la trace de la dernière tempête. Les trottoirs auront une cure de rajeunissement mais les toits eux ne mentent pas. Il y en a des tas, de la neige, des piles et des piles. Sans quoi, monsieur Pigeon se ferait dorer sur les toitures avec ce soleil de plomb mais pour le moment la seule place qu'il a trouvé pour se réfugier c'est le fil devant ma fenêtre. On se regarde. Lui attendant le printemps, moi attendant mon printemps. Je suis épuisé, je retourne me coucher.
*******
Ce soir, il vente a écorner les bœufs. Les vitres de mon 3e étage frémissent à chaque bourrasque. Je ne vois que du ciel noir, de la neige tombant parfois verticalement parfois horizontalement et le stade. Chez moi, le stade il est a l'ouest. Sur le fil devant ma fenêtre il n'y a pas de pigeon pour me dévisager. Tisane à la main, les pieds dans le calorifère je n'ai que la neige à défier du regard et les toitures l'air sucré. Le printemps du pigeon n'est pas près d'arriver, j'espère qu'il s'est trouvé un autre regard pour le réchauffer. Par contre, mon printemps, lui, pointe le bout de son nez. Mes doigts lentement semblent se délier. J'ai finis d'hiberner, car oui j'hibernais mais je vous l'expliquerai la prochaine fois.

mercredi 19 novembre 2008

Charité propre

Le temps des fêtes pointe le bout de son nez, en fait, déjà en magasinant mon costume d’halloween j’ai pu acheter des décorations de noël. Et qui dit temps des fêtes fait aussi référence à grosse bouffe, abondance, cadeau, excès.
Mais le faste et la joie de vivre ne font malheureusement pas partie de la vie de tous. C’est aussi le temps de l’année ou, semble-t-il, le malheur, la pauvreté, le besoin fait aussi surface pour devenir une petite ombre sur notre tableau si doré. Alors, pour la seule fois de l’année on consent à donner quand pourtant il faudrait y voir du partage. On accepte de faire des retenues à la source sur notre salaire pour donner à Centre-Aide avec, bien sûr, l’assurance d’avoir un crédit d’impôt. Le tout envoyé indirectement à une œuvre de charité sans que l’on ait à voir les gens dans le besoin, le processus est très hygiénique. On est loin des visites aux lépreux ou encore aux tuberculeux.
Peut-être même ferez-vous une activité de petit bourgeois tel une vente de dessert et donnerez-vous les profits en choppant au passage quelques calories. Peut-être même, vous laisserez-vous tenter par les petites boîtes réclamants votre petit change. Alors, là, dans votre petit cocon bien chaud et propre vous vous sentirez bon, la conscience tranquille, le bas du sapin bien garnis et l’âme en paix avec l’humanité.
Jusqu’à ce que vous croisiez, au supermarché, une dame dans le besoin éprouvant visiblement de graves problèmes de santé qui mendie entre les allées afin que quelqu’un lui paie une pinte de lait. C’est à se moment que votre sens moral de consommateur outré d’être dérangé durant ses emplettes s’emballera et boum ! Vous déposerez une plainte au gérant de l’établissement afin qu’il écarte de votre vue cette femme. Parce que ça ne ''fite'' pas dans le décor, tsé ça ne fait pas très propres comme image dans un marché d’alimentation! Holala! Votre karma vient d’en prendre un coup mais ce n’est pas grave il reste des tonnes de noël pour racheter vos points de démérites et vous allez surement en croiser des centaines dans votre vie des femmes dans le besoin.
Bon citoyen va, aller souriez vous allez gâcher votre réveillon avec toutes vos questions existentielles.

mercredi 29 octobre 2008

Être ou ne pas être

Petit coup de blues

Ce n’est même pas la faute à l’automne ni même à l’hivers qui nous cours après.
C’est la faute à mon cortex cérébral qui génère beaucoup trop de question.
Ok et peut-être un peu à mes ovaires qui sont en feu et s’inventent du décalage horaire.
N’empêche que ce n’est pas seulement mon contexte physiologique qui fait en sorte que j’ai un coup de barre. En fait, c’est que j’ai fais un constat assez troublant, je ne suis pas ambitieuse… non en fait c’est que je n’ai pas de but à poursuivre autre que celui de demeuré en vie…bref je n’éprouve pas de réel intérêt a avoir une profession quelconque au travers de laquelle je pourrais m’accomplir et me définir.

C’est horrible de se rendre compte que l’on fait partie des statistiques accablantes qui démontrent que 77% des Québécois (si ce n’est plus, j’avoue je n’ai pas cherché les chiffres exacts de peur d’être beaucoup plus déprimé) ne sont pas satisfaits au travail.
Mais c’est terrible quand on pense que je ne suis pas satisfaite au travail et qu’une fois à la maison je suis fatigué et je n’ai plus la force de faire autre chose, le tout avec un salaire qui me décourage de quitter mon poste et de foncer vers une galerie d’art.

Disons que ce n’était pas dans mes plans de carrières au secondaire de travailler pour l’argent. J’étais supposé devenir ambassadrice du Canada à l’étranger, être directrice d’une galerie d’art en vogue, m’occuper des programmes pédagogiques dans un musée ou même être une spécialiste en science politique, écrire des livres pour enfants ou des romans. Mais non, je travail dans un petit cubicule gris avec mon téléphone qui ne dérougie pas. FUN

Je vous jure, ce n’est pas la faute à la température.