dimanche 27 janvier 2008

Reflet de ma personnalité

Dans le cadre de mon travail j'utilise un ordinateur, un téléphone ainsi qu'un nombre incommensurable de fournitures de bureau ...mais non je blague j'utilise le strict minimum, j'ai qu'en même une conscience environnementale.

Je boss dans l'un de ces environnements de travail ou l'on ne reçoit plus de courrier mais bien des courriels, ou les dossiers ont été remplacés par les fichiers et où bien entendu trône au milieux des cubicules, de superbes écrans plats.

Certains de mes collègues tentent désespérément de s'accrocher à l'aire matérielle en décorant leur 2 ½ murs de cubicule gris avec des photos d'enfants, de voyages et des trophées de sport. 3 choses que je ne possède pas ...du moins pour l'instant...car tout le monde sait que je m'entraîne comme une forcenée pour le triathlon ( il s'agit d'une affirmation sarcastique...n'allez pas répandre des rumeurs , un plan que les gens pensent que je suis sportive! Pffff)

Pour les autres, c'est-à-dire moi, il reste, comme ultime tentative de personnalisation et de création de sentiment d’appartenance, le fond d’écran. Bien entendu comme rien n’est simple et que tous les petits détails sont lourds de conséquences, le choix du dit fond d’écran n’est pas une mince affaire. En effet, si je me contente de mettre un fond d’écran pré formaté, par défaut, dans le système, ce serait la démonstration directe d’un manque d’intérêt et d’initiative. Donc, je me dois de trouver autre chose qui soulignera, mais pas trop, ma présence au sein de l’organisation. C’est pourquoi il n’est pas question que j’y mette une photo de mes amis et moi … en plus cse serait un brin narcissique. C’est à ce point que devient omniprésente ma petite voix responsable, qui me rappel de ne pas prendre des images sur Internet si elles ne sont pas en circulation libre… J’appuie les artistes moi! Je ne suis pas là pour les traîner dans la boue en utilisant illégalement leurs belles images. Il est strictement hors de question que j’affiche une image de fée ou de chute d’eau entourée d’une forêt luxuriante, ce serait mentir sur ma personnalité, je suis un être ignoble et frustré. Rappelez vous le texte sur mes SPM. Il reste encore les reproductions d’œuvres marquantes de l’histoire de l’art. Mais encore là, je me dis que ce serait tendancieux et que certains de mes collègues pourraient me trouver hautaine et hermétique ... et le but est de m’afficher, pas de faire pointer du doigt. Alors, j’ai trouvé un juste milieu dans cette histoire et je suis tombé sur une série de photos d’un artiste qui les a laissé libre de tous droits ( et oui il y a encore des gens qui font ça) .

Vous pensez maintenant que le calvaire est terminé et que je vais pouvoir couler des jours tranquilles dans mon bureau technologique et personnalisé … He bien NON !!!

Le cirque recommence à chaque 2 semaines. Car il serait inconcevable que je conserve le même fond d’écran plus de 2 semaines d’affilées. Qu’est-ce que ça laisserait sous-entendre ?

Que je m’assoie sur mes lauriers et que je crois que tout m'est acquis. Mais non monsieur, NON, moi je suis du genre à angoisser dur pour la job, à me démener pour trouver des sujets de remise en question et de la controverse. Le fond d’écran parfait est une quête sans fin. Car il y a plusieurs variables impliquées. En plus d’être le reflet de la personnalité profonde de l’utilisateur, il se doit d’être en lien avec la période de l’année, la saison, la température, la conjoncture au sein du bureau et ainsi de suite …

Qui eux cru qu’un jour un fond d’écran serait le catalyseur de toutes mes angoisses professionnelles, QUI ? dites le moi !

jeudi 17 janvier 2008

Angoisse du dimanche

Il fut un temps ou je pouvais demeurer une journée entière à lire, à griffonner, dessiner, classer mes Cd ou même, simplement, a écouter de la musique.

Maintenant c’est une toute autre histoire. Il suffit que je pense ne rien faire toute une journée pour que soudainement je sois plongé dans un état d’angoisse profonde. Je souligne ici que seule la pensée de l’inaction m’angoisse alors aller imaginez ce qui arrive quand ça arrive vraiment.

He bien, comme tout être rationnel et sensé, je tombe malade.

Dimanche dernier, aucun plan en vue je me dit : « Ok, prends une grande inspiration. Super amoureux est là, il reste encore quelques épisodes de Heroes à écouter et le frigo est plein. Tout va bien aller.». Mais non, j’ai paniqué. Par trois fois j’ai tenté de mettre sur pied des plans qui n’ont pas tenue la route. A bout de souffle et d’idée, en début d’après-midi j’ai sombré dans le sommeil et j’ai même du me résigner à commander le souper. Commander un dimanche soir horreur, c’est la journée des petits plats maison, des nouvelles recettes, des invitations lancé à droite et à gauche… pas la journée d’une poutine dans un plat métallique.

Jusque là mise à part le choc émotionnel et la remise en question existentielle, tout allait bien.

Mais le lendemain, oups ! , une quinte de toux, la voix de plus en plus éraillée et CRASH !!!

En fin de journée, je n’avais plus qu’un filet de voix. Depuis, je suis dans un état lamentable car ma voix de Looney tunes c’est transformé en un gros rhume immonde. Une journée de maladie et deux jours de congé plus tard je suis toujours dans les vapes.

Tout ça, à cause d’un dimanche à ne rien faire. Le lien est direct et irréfutable.

J’ai paniqué donc mon organisme a subit un stress immense en raison de la crise d’angoisse ce qui a affaiblie mes défenses immunitaires et Hop j’ai attrapé au vol le premier virus qui passait pas là. Et bien entendu, il n’y a aucun lien de causalité à établir entre le fait que je sois malade et le fait que j’ai porté mes Converse dans l’eau et la neige durant les dernières semaines…