dimanche 29 avril 2007

Question de perspective

Pour vous le verre est-il a moitié plein ou a moitié vide?

Je suis une éternelle pessimiste. Non pas de celle qui broient du noir et se cachent sous une pierre pour lancer du venin sur tous les êtres humains qui approchent, quoi que… Mais bien de celles qui regardent invariablement des deux côtés de la rue, même dans les sens unique « juste au cas ou ». Je suis une pessimiste heureuse, une sorte d’extra lucide qui ne voit pourtant pas les tuiles tombées.

Pour moi, le verre est à moitié vide, c’est un fait indéniable. Mon verre de vin est à moitié vide, allez verse m’en encore un peu! Même chose pour ma bière, mon verre de lait, ma tasse de thé et mon café (surtout mon café). Mon cœur est à moitié vide, donc il reste tout plein de place pour de nouvelles personnes et aussi beaucoup de place pour laisser gonfler encore et encore tout mon amour pour mes tatas adorés. Ma journée est déjà à moitié terminer parce dès que l’on commence quelque chose, on est déjà en route vers la fin. Le pire est que ça ne m’angoisse pas outre mesure. Peut-être que c’est parce que j’ai grandi dans une société de consommation et que de toute façon il y aura toujours quelque chose pour remplir mon verre. Ou c’est tout simplement parce que je suis une éternelle pessimiste qui profite de tout, tout de suite juste au cas ou …

Par contre, mon rapport lui n’est pas à moitié commencé, loin d’être à moitié terminé et surtout pas à moitié fait.

jeudi 26 avril 2007

Quand les choses tombent du ciel

Ma question fondamentale aujourd’hui est la suivante : Suis-je un être ayant besoin de stabilité et donc capable de faire des choix rationnels garant d’un avenir paisible et rangé ?

Qui a dit que dans la vie les jobs ne tombaient pas du ciel ? Hé! bien dans le merveilleux monde de Mary, la où les hommes disparaissent comme par enchantement, où les coiffeuses tiennent le rôle de méchante sorcière et ou les artistes sont roi, dans ce monde les emploi tombent du ciel. Oui, oui il en pleut. Mais bon il faut faire attention pour ne pas s’en prendre un sur la gueule. Il faut donc marché avec le parapluie de la raison en main et bien ouvert. Le super univers des fonctionnaires a ré ouvert ses portes pour moi. Maintenant ne reste plus qu’à déterminer si mon système est près à y mettre le pied. On s’entend que l’on m’offre 4 jours de travail semaine, un salaire plus que convenable, des avantages sociaux, l’air climatisé l’été et un bureau. Et si ça voulait dire ne plus à avoir à compter mes sous la fin du mois venu, ne plus franchir les portes de l’enfer de Westmount tous les jours et envisager de me procurer un superbe laptop? Et si ça voulait dire pouvoir planifier un voyage, finir de travailler en début d’après-midi, voir le soleil et avoir mes fins de semaines de congé? Peut-être que mon cœur ne pourrait pas le supporter, que mon foi cesserait de fonctionner et que mon cerveau produirait un immense caillot de sang et que je mourrais dans d’atroce souffrance. Le tout en n’ayant même pas postulé pour cet emploi, le seul mérite que j’ai est d’avoir décroché le téléphone au bon moment. Un seul hic par contre, il ne me reste plus que 90 jours pour terminer mon putain de rapport et graduer…

Alors, suis-je un être ayant besoin de stabilité et donc capable de faire des choix rationnels garant d’un avenir paisible et rangé ?

mardi 24 avril 2007

Ponctuation

La ponctuation régie ma vie bien que je ne la maîtrise pas parfaitement (ma vie ou la ponctuation c’est selon). Présentement, je suis au centre d’une gigantesque parenthèse. J’ai cherché le point qui manquait dans une histoire et je me suis pris une tentative de point de suspension dans la gueule. L’emploi abusif de point de suspension de la part des hommes est très répandu. D’accord, je mets souvent des points un peu partout et très rapidement. Ça fait mal, c’est rapide mais au moins ça ne traîne pas et c’est plus propre. Un peu comme une liste en point de forme. C’est beau, clair et expéditif. Il n’y a pas de zone grise juste des points bien tracés. Pas de regret, pas de remord que des énoncés ayant un début, un milieu et une fin. Le milieu de la phrase est une chose que j’apprivoise peu à peu. Tout comme le corps du texte.


Le milieu d’une phrase existe grâce à la virgule qui redirige, clarifie, additionne et parfois même enjolive une histoire. La virgule a des pouvoirs insoupçonnés. Elle nous permet de faire des erreurs, des précisions, de pardonner et même de repartir sur de nouvelles bases. Pour ce qui est du corps du texte, il fait changement d’avec l’introduction et la conclusion qui, elles, je maîtrise parfaitement. Il est l’apanage de mes amitiés et peut-être un jour sera-t-il le lieu ou s’épanouira une belle histoire d’amour (ouf… ça c’était quétaine!)


Peut-être que ce point virgule (petit homme ne semble pas bien comprendre la ponctuation, malheureusement pour lui) était une occasion de me rendre compte que dans mon développement se trouvait des Amis (oui, oui avec une majuscule). Je vais donc tenter de poursuivre mon apprentissage sur la méthode à employer afin d’être à l’aise avec le corps du texte pour réussir à vivre un paragraphe complet et pourquoi pas un chapitre ou deux avec eux. Donc, voilà c’était la conclusion d’une autre histoire à laquelle je mets un point, tracé à l’encre bien entendu.

mercredi 18 avril 2007

Biscuits Chinois

Voici ce que m'ont prédit les biscuits chinois que j'ai engloutis dans les derniers mois.

En rafale :

Vous aurez une vie longue et heureuse ;

Une ère palpitante s’ouvrira bientôt à vous ;

De bonnes nouvelles vous parviendront de loin ;

Vous avez un talent exceptionnel pour la réussite, utilisez le correctement ;

Acceptez la prochaine proposition que vous entendrez ;

La gentillesse est la meilleure qualité de l’âme ;

Aussi le très répandu :

Votre cœur va manquer un pouls

Et l’hilarant :

Vous friez un von avocat


Après ça je me demande encore pourquoi j’ai des attentes dans la vie et des standards élevés… c’est évident, c’est la faute au biscuit chinois.

Le monde est contrôlé par les coiffeuses.

Elles ont un pouvoir suprême.

Elles sont le révélateur par lequel on se rend compte si vous avez des aptitudes à la communication, de l’imagination, un esprit de synthèse ou cartésien. Elles sont le reflet du schéma selon lequel vous réalisez vos interactions avec autrui.

Je m’explique. J’ai rencontré par hasard ma coiffeuse par l’entremise de Coloc. Tout d’abord un peu intimidé, j’ai verbalisé mes intentions et elle à tout de suite compris se que je recherchais secrètement, une tête a faire tournée la vôtre. Donc 1, 2, 3, 4 rendez-vous et tout le monde en redemandait. «Mais Mary, dit nous qui est-ce que qui te fait se look d’enfer?» me demandait-on sans cesse. L’habitude et la confiance se sont donc installées entre moi et ma coiffeuse. Jusqu’à ce qu’à hier matin. Les yeux encore un peu embrouillés par mon dernier rêve de la nuit, j’arrive au salon couverte jusqu’aux genoux de la dernière couche de slush de la saison. Elle m’attends avec son plus beau sourire et un café. Jusqu’ici rien ne cloche. Mais voilà, je m’installe et dans un excès de confiance je lui lance un «comme la dernière fois, tu sais, un peu plus court à l’arrière».

ERREUR FATALE.

Oui malheureusement, une fois que l’on a réussi a transpercé ma carapace (la barrière de mes yeux qui tuent) je fais preuve d’une confiance aveugle. Le type de confiance naïve et juvénile qui fait en sorte que je me prends souvent un mur sur la gueule ou encore qui fait en sorte que je me ramasse avec une tête de petit garçon manqué qui frise à moitié. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça?

Peut-être que c’est un signe du destin pour m’empêcher d’être un tantinet attirante et de rencontrer quelqu’un. Signe que je dois encore prendre un rang d’air et demeurer confiné à la maison pour quelques semaines.

Si vous me rencontrez dans la rue ne me faites pas de regards compatissants, ni de claque dans le dos. S’il vous plaît mentez moi et dites moi que je suis une ravissante.

mercredi 11 avril 2007

Le Célibat

Être célibataire est un état d’esprit, un état civil, une prise de position, un état que nous pouvons choisir, subir, cultiver, répugner, fuir. Il est aussi possible d’en avoir peur. Mais n’oublions pas que le célibat est NORMAL. Le célibat ne signifie pas être seule, loin de la. Le fait d’être célibataire ne signifie pas non plus que mon désir le plus cher soit de me recaser subito presto. Bon, j’entends d’ici mon petit monde me dire que j’écris ça pour me sentir mieux parce que j’y suis replongé. (En fait, je n’étais pas vraiment en couple, juste occupé à connaître mieux un petit homme qui a subitement disparu de ma carte) Mais non groupe, le point est que j’ai décidé de tirer le maximum de cette période indéterminée. En effet, j’ai décidé de militer ardemment pour la défense des droits des célibataires. Je suis en mesure d’affirmer que nos droits sont souvent malmenés par les gens en couple et par les gens occupé à se réaliser a travers leur quête de l’âme sœur. Les droits de la célibataire sont bien simples :

L’égalité en terme de reconnaissance social avec le célibataire. J’appuie ma Marie qui affirmait aujourd’hui, avec beaucoup d’instance, que La Célibataire est mal vue socialement contraire à son homonyme masculin.

Le droit de refuser de rencontrer l’ami de l’ami de l’ami qui a une belle personnalité et des poignées d’amour.

Le droit de ne pas nécessairement vouloir sortir dans les bars tous les soirs.

Le droit de regarder des films d’amour, non ça ne nous fait pas pleurer à tout coup.

Le droit de répondre à la question suivante : « Et toi comment vont les amours, tu as rencontré quelqu’un dernièrement ?» avec sérénité et calme sans passer pour une dérangée qui prends des calmants.

Il en existe bien d’autres, je vais bientôt pondre un manifeste sur le sujet. Voilà, la preuve que je peux me réaliser et avoir un but dans la vie sans fréquenter un membre de la gente masculine

vendredi 6 avril 2007

Au nom de l'art

Ce que je sais

Lorsqu’un artiste vous appel avec un brin de panique dans la voix, en fin de soirée, et vous demande une grosse faveur, il faut ce méfier. De plus, il ne faut jamais répondre au téléphone à moitié endormi et dire oui à un ami sans préalablement avoir pris un café pour être apte à comprendre tous les détails qu’il marmonne. Surtout ne pas confondre la phrase suivante avec un compliment « J’ai pensé à toi parce que tu as fait de la danse et que tu es à l’aise avec ton corps ».


Attention, cette suite de d’énoncés peut très bien être suivi par ces évènements : Se retrouver devant un groupe d’étudiants, composé à 98% d’hommes hip, dans le vent et incroyablement mignons. Le tout, en portant des collants de nylon et une sorte de body suit en coton stretch jaune avec des pieuvres brunes en relief sans orifice pour sortir les bras. Est-ce que j’ai oublié de dire que ça impliquait aussi des tortillements, des cris aigus, des pommes et aussi deux autres personnes avec qui j’étais littéralement zippé? Qu’est-ce qu’on ne ferait pas au nom de l’art et surtout d’une amitié en béton armé.


Oui, oui, je travail pour avoir des photos de la performance.

mardi 3 avril 2007

L’homme 450 moyen

À ma défense, je viens d’un endroit plus loin encore de l’île de Montréal que le 450. Ok, mon indicatif régional était bien le 450 mais la maison en soit était à plus de 30 minutes de Montréal. Donc je considère ça comme étant la région. Une fois cette précision faite je peux sans honte passer à la suite. Je suis joyeusement allé festoyer avec les copains dans une pittoresque (c’est super à la mode comme mot donc j’en abuse) cabane à sucre de la rive nord de l’île (contrée inexplorée et inconnue de ma part) Donc Marie, l’Artiste, l’Illustrateur et moi, Coloc étant à Québec pour le boulot, avons emplis la mini Echo de Marie et sommes partis le cœur léger sur la super 25 nord sans trop savoir ce qui nous attendait.

Ce fut une attaque foudroyante. En effet, mon esprit avait totalement mis de côté ou plutôt enfouie très très loin dans ma mémoire le souvenir de l’homme 450 moyen. Cet homme n’est malheureusement pas en voie de disparition… loin de là. En effet, c’est bel et bien lui qui se reproduit à tords et à travers pour faire grimper les statistiques provinciales jusqu’à 1½ enfants par ménage. Cet humanoïde peut très facilement ce reconnaître par ces traits caractéristiques : mèches blondes de 2 cm de larges, chemise lignée et t-shirt blanc en dessous, jeans baggies, blouson de moto en cuir, gel en abondance et chaînette agent ou dorée, c’est selon, fumeur buvant tous les produits Labatt confondus et surtout ayant un niveau sonore pouvant se comparer à la sirène d’un paquebot.

Ce fut un merveilleux samedi soir …vraiment… merci à notre serveuse au rire de cd qui skip.