jeudi 31 mai 2007

Le zéro absolu

Aussi grise puis-je être devenue, je commence à analyser mon milieu de travail aussi gouvernemental soit-il. J’en suis déjà venu à une conclusion … après une exhaustive recherche, j’ai comptabilisé les données de mon étude et voilà, aujourd’hui je peux vous faire part de mes conclusions. J’ai officiellement atteints le degré du zéro absolu dans l’échelle de probabilité de rencontre de l’homme qui fera battre mon cœur cet été. J’ai commencé en éliminant la strate la plus évidente de spécimen qui était composé de tous les hommes ayant des photos d’enfants sur leur bureau. Ensuite, un peu plus corsé comme étape, j’ai du déterminer quel étaient ceux en couple, sans enfants. Ça prends beaucoup d’écoute autour de la machine à café, regarder les fonds d’écrans mais aussi scruter minutieusement les lunchs. Un lunch trop équilibré ça sent la blonde dévouée. Finalement, facile pour Bibi (je suis une pro) mettre le doigts sur ceux qui homosexuel. Donc voilà, mon triste constat est le suivant : dans mon bureau, le spécimen de l’homme de moins de 30 ans célibataire hétérosexuel à été éradiqué. Pfffff maintenant je vais tellement travaillé en coton ouaté.

lundi 28 mai 2007

La vie de bureau… pas encore mais

J’ai encore mon statut «en formation» donc je ne fais pas officiellement partie du tout uniforme et un gris que l’on peut nommer la collectivité de bureau. Malgré tout, tous les matins de semaines j’emboîte le pas et je me range gentiment dans le wagon et ensuite je fais la file devant la machine à café. Je me crois super protégé par le fait que j’y suis mais pas pour vrai encore. Car je n’ai pas encore terminé mon rapport au complet donc pas de diplôme, ce qui veut dire j’ai toujours un statut précaire d’embauche. Mais ma carapace de béton commence à fendiller dangereusement car il ne me reste que quelques pages à pondre. Ensuite, ce sera le grand saut. Mais un saut vers quoi? Un bond vers une éternité de lunch équilibré, de pause café bien à l'heure et minuté? Imaginez, je me sens déjà uniformisé depuis qu’ils ont mis mon visage sur une carte dans une pochette de plastique, qu’est-ce que ce sera lorsque se sera officiel et pour de vrai? Est-ce que je deviens grise ou j’hallucine ?

mardi 22 mai 2007

Mon côté écolo me rends psychopathe

J’ai la fibre verte, bon pas le pouce ni même les gènes (puisque je suis fondamentalement contre le camping), j’ai dis : « J’ai la fibre verte » C'est-à-dire que je remplis consciencieusement mon bac de recyclage et que j’emprunte le transport en commun. (Bon c’est que je suis fauché, pas d’auto et que même si c’était le cas je déteste chercher du stationnement au centre-ville)

Donc me voilà tous les matins coincé dans le métro. C’est pénible de tenter de tenir sur une jambe en prenant une gorgée de café et en évitant de se faire écraser entre 1 sac a dos et un homme vraiment trop gros, le tout avec une envie de pipi irrépressible (c’est le 2e café de la journée quand même). Mais voilà qu’en plus il existe une bibitte humaine qui s’appel le Montréalais de souche. Ce spécimen ne comprend pas vraiment que le volume d’usager du transport en commun a triplé aux heures de pointes depuis que le Fière-Lavalois y a accès. Être sociopathe, nombriliste, égocentrique et avide d’actualité de source fiable, le Montréalais de souche prends un malin plaisir à lire le «Métro» (quotidien gratuit distribué au porte du train souterrain du même nom) dans les moments les plus opportuns. Je fais biensur référence à l’heure de pointe, vous savez le moment précis ou tenter de prendre un mouchoir dans son sac signifie perdre sa main pour 20 minutes. Ce moment précis ou vous ne voulez pas vraiment savoir qu’est-ce qui touche votre arrière train. En fait, je parle du moment ou vous pouvez, si vous être chanceux, dire exactement le nom du dentifrice qu’a employé votre voisin immédiat. Pendant ce temps le Montréalais de souche lit son journal … si je ne suis pas capable de faire une inspiration complète parce qu’un attaché-case me comprime les côtes.TU N’AS PAS LE DROIT DE LIRE TON JOURNAL EN ME TOURNANT LES PAGES DANS LA FACE… en plus l’encre que Québecor utilise me fait éternuer bon!! Donc si quelqu’un vous éternue dessus dans le métro à l’heure de pointe, il s’agit sûrement d’une victime d’un Montréalais de souche. Alors ne lui faite pas de remontrance, faite simplement une jambette a son voisin qui lit son journal pénard histoire de le faire tomber devant la rame… Vous allez voir c'est très libérateur comme geste.

mardi 15 mai 2007

Le danger de «random»

Bon, j’ai quelque chose comme 3000 chansons répertoriées par itune qui traînent dans les bas fonds de mon ordi. Bien entendu, le tout dans le plus grand et le plus chaotique désordre qui est possible d’imaginer. J’ai donc décidé de faire un test plus que douteux pour faire le tour de cette masse, ma foi, plutôt éclectique. J’ai donc laissé le tout jouer en mode «random». Le résultat est excellent … mon goût indéfectible pour les trucs inconnus, douteux, cacophoniques et kétaines a été révélé en force ! Mais le mode «random» a aussi des effets pervers terribles qui peuvent faire en sorte que vos amis vont vous détester ! Désormais, j’ai le Love song Medley de Moulin Rouge bien ancré dans la tête et je suis passé en mode « repeter le morceau, tout motivé que je suis apprendre les répliques par cœur».

lundi 14 mai 2007

Ça sent quoi un hippie ?

Ce doit être une mode qui existe depuis toujours mais voilà ça m’a frappé dernièrement. Provenant de partout au Canada mais surtout de BC et anglophone, il ne faut pas se le cacher, ce groupe d’être humain est en majorité végétarien. Il est constitué d’activistes, libres penseurs endoctrinés dans une vague gauchiste maladroite, aveugle et impétueuse, un peu adolescente en fait. Leur esprit de communauté est très développé et son prochain (qui lui ressemble en tout point sinon il s’agit d’un être ne comprenant pas leur manière de vivre et ne partageant pas leurs valeurs si précieuses et exclusives) est infiniment digne du respect le plus profond. Ils sont ouvert d’esprit lorsqu’il s’agit de leur contre/ parallèle culture. Le Darfour est présentement le sujet chaud à aborder en leurs présence mais ne croyez pas pouvoir en débattre car il s’agit d’un échange à sens unique que vous engagez avec eux ne l’oubliez surtout pas. Bon décrit comme ça, vous pouvez croire qu’ils passent inaperçu et que je blablate sur des étudiants du Cégep du Vieux Montréal mais non… je parles du hippie moderne qui se caractérise par son ODEUR. Si vous vous retrouvez dans un bar et que vous n’êtes pas certain d’avoir à faire à un hippie moderne cherchez à détecter l’odeur de cheveux sales. Normalement, cette odeur est tellement prononcée qu’elle les précède. De plus il est à noter que le Hippie Moderne se déplace en clan formant ainsi, expression volée sans remord à l’Illustrateur, une «swingzone». Attention le Hippie Moderne peut aussi être un danger pour vos vêtements propres et pour vos convictions si vous croyez au pouvoir d’un bon antisudorifique.

dimanche 13 mai 2007

Théorie de maman

Ma mère a élaboré une théorie, qui c’est avéré fortement inspiré d’un film mais c’est l’intention qui compte ! Il y a maintenant 2 ans, peut-être plus, suite à une rupture plutôt dur elle m’a fait part de cette idée. Je devais me recentrer et prendre le temps de me retrouver avant de me plonger dans une autre relation. Pour ce faire je devais apprendre à prendre soin d’autrui et de cultiver l’art de la patience et de la compréhension. Logique vous me direz ! Maintenant la marche à suivre pour y arriver : prendre soin d’une plante, une fois cette étape réussi il me suffisait de m’occuper d’un petit animal de compagnie. Compte tenu de ma parfaite incompétence en horticulture, je suis passé à l’étape suivante. En fait je regarde les plantes et elles meurent, c’est pour ça que je ne vais pas au jardin botanique de peur de ruiner une saison complète de floraison. Donc, pendant plus d’une année je me suis occupé de monsieur Simon. Ce qui est un exploit, puisque faire survivre un poisson rouge dans un bocal sans filtreur ça tien du miracle ou encore de la discipline militaire. Imaginez mon désarroi quand, un soir, je l’ai trouvé flottant à la surface, sur le flanc, comme un ballon de plage dégonflé dans une piscine. Après avoir organiser une veillée funèbre (au menu : crottes de fromage et sandwich pas de croûtes) je me suis résigné, une longue une longue suite d’échec amoureux m’attendait. En fait, jusqu’à date ça c’est avéré exact. J’ai même fait une autre tentative avec un monsieur Paul cette fois, lui il est demeuré à mes côtés durant 2 jours … on peut appeler cela de l’acharnement sentimental ou un retour de karma. Voilà où j’en suis, maintenant j’ai peur de m’acheter un autre poisson rouge et je ne veux surtout pas d’une plante. Est-ce que ça fait de moi une amoureuse instable, insensible? Il doit y avoir un bout de la théorie que j’ai pas compris …ou il est le mode d’emploi ?

samedi 12 mai 2007

Ça craint

Je le dis et le répète la vingtaine ça craint solidement fort. Voilà qu’en plus de me refaire confirmer par le 2e e-mail du Petit Homme que je suis vraiment une fille qui vient de se faire domper. ( on voit ici la vitesse de réaction de l’homme qui lui c’est rendu compte qu’il me larguait après 2 e-mail à un mois d'intervale du type «c’est pas toi,c’est moi») voilà que j’ai une dent de sagesse qui pousse … Mais merde c’est pour quand le jour ou ma souffrance psychique va arrêter de se traduire en souffrance physique ... Le prochain épisode se sera quoi ? une peine damour = un anévrisme ou encore une peine d'amour = un bras qui me pousse dans le front? En attendant que mon petit coeur se répare et que ma gencive perce au complet, je mange des carottes et des glaçons en sucant mon pouce. Est-ce que quelqu'un voudrait bien me bercer svp?

mardi 8 mai 2007

Conspiration

Les résolutions c’est fait pour être abandonnées c’est bien connue mais la je crois que j’ai battu un records de vitesse. En effet, depuis que j’ai émis mon avis public qui devait me restreindre à demeurer à la maison j’ai plus d’invitation que dans les 2 dernières semaines …À croire qu’il y a un plan machiavélique qui se trame. Ou bien se sont les astres qui se sont mis en gang pour me faire foirer mon rapport mais tout de même vivre une courte vie intense et démentielle. Voilà donc jusqu'à date j’ai refusé un séjour de 2 jours à la campagne, j’ai fait une mission périlleuse au centre-ville avec Coloc et je reviens tout juste du Divan Orange ou l’artiste chantait ce soir. Demain j’ai une rencontre pour le Fringe Festival qui arrive à grand pas, ensuite il y a le festival Elektra qui commence et vendredi j’ai 2 partys. De plus, j’ai une fin de semaine de libre et Coloc vient de me réquisitionner pour une séance de shopping et ma Marie m’a sortie un super idée de souper tapas et vin après notre merveilleux bière et pizza.

En fait je ne me plaint pas …c’est bien d’avoir son agenda tout plein ...ok et le portefeuille un peu moins et le rapport encore moins … Mais là que j’en vois un juger, je suis dans la vingtaine, j’assumes et j’adore mes potes !

dimanche 6 mai 2007

Avis d'intérêt public

Il s'agit d'un appel à tous, un cris du coeur.

J'ai décidé de me barricader à la maison pour la prochaine semaine afin de vraiment piocher sur mon rapport.

Alors si je vous appel pour sortir, même juste pour un café et un immense morceau de gâteau aux carottes il faut me dire NON.
Et si vous me croisez dans la rue lancez moi des bouts de gomme à effacer et des boules de papier.


Croyez moi, c'est d'une importance capitale... ma vie professionnelle en dépend.

Les pires sont les premiers

Le pire c'est les premiers pas… il faut toujours une première fois. Il faut plonger, mettre le gros orteil dans l’eau froide, fermer les yeux et pincer son nez. Il faut passer par l’enfer pour enfin arriver à quelque chose de satisfaisant et d’un temps soit peu logique. Il faut toujours avoir un peu mal, un pincement au cœur ou bien encore la trouille au ventre. Il faut écrire la première ligne, le premier paragraphe, il faut franchir les cinq mètres qui nous séparent et cette frousse immense que ça ne fonctionnera pas.


Depuis quand dans ma vie je ne réussi pas quelque chose ? Right, ça ne m’est jamais arrivé de ne pas réussi à atteindre les buts que je me suis fixé. Alors pourquoi commencer les choses me fait si peur? Pourquoi j’ai toujours un genou qui flanche, une page qui reste blanche des jours durant et au minimum une nuit où il m’est impossible de fermer l’œil ? Pourquoi je m’empêche de faire les premiers pas vers un garçon dans un bar ? Pourquoi je m’entête à récrire pour la 16e fois le même paragraphe d’un rapport ? Pourquoi est-ce que durant les quelques mois qui viennent de passé, depuis ma supposé entré sur le marché du travail je me sent dépourvue de toute initiative ? Ne sommes-nous pas supposer être à l’état larvaire durant l’adolescence et non durant la vingtaine ? Redonnez moi mes 16 ans immédiatement que je puisse me justifier.

jeudi 3 mai 2007

Motivation 101

Il ne faut pas trop de soleil, ni trop de pluie, il faut un peu de chaleur mais pas trop. Il faut un garde-manger plein mais pas seulement de gâterie. Il faut un pyjama élimé et un chandail bien troué ainsi qu’une tuque. Il est nécessaire d’avoir une panoplie de « Highlighter » et quelques «papermate /medium» bleu. Un cahier ligné, un super fond d’écran et une compilation parfaite et sans fin gommée dans Itune. Oups j’ai oublié, du café, du thé et une tasse gigantesque.


Ça c’était la base, il faut maintenant le renforcement positif : la promesse d’une virée dans un spa pour une journée et le renforcement négatif : si c’est pas terminé pas d’emploi peinard.


Mais maintenant que tous ces éléments sont réunis pourquoi j’y arrive pas… attention je vais craquer… et voilà POURQUOI MOI???