mercredi 24 novembre 2010

Montreal Rage

Je «flip the bird» assé aisément lorsque je suis en automobile.
Je crie et injurie les gens, bien au chaud dans ce minuscule habitacle. Et non, les camionneurs qui klaxonnent car la circulation ne roule pas assé vite à leur goût le matin à l'heure de pointe ne me font pas peur. Emmenez en de la brute !

Au travail, je suis reconnu pour ma patience légendaire et surtout pour venir à bout des gens les plus coriaces et grognons.

Mais voilà j'ai, derrière mon sourire, des envies d'homicides. En passant, par la lapidation avec des chaises à la strangulation avec des lacets de chaussures. Le moindre crayon peut devenir un objet des plus dangereux avec mon imagination trop fertile.

Non, je ne laisse pas passé les mamies devant moi dans la file de l'épicerie car alors mes fantasmes deviennent beaucoup trop horribles ( on peut faire beaucoup de chose avec une carte débit et un sac réutilisable...). Il faut toujours garder en tête que ce sont elles qui demande une livraison à la maison sans se souvenir de leur adresse, qui discutent des prix et des spéciaux au sous près et qui réclament que l'on change le produit gratuit de la semaine parce qu'elle n'aime pas la marque.

Mon apparence physique peut en duper plusieurs, je fais à peu près 10 ans de moins. Attention je suis le genre a appeler la police pour dénoncer des jeunes qui flâne dans un endroit interdit. ( surtout si le dit jeune m'a préalable insulté ( ok parfois je «flip the bird» ailleurs qu'en voiture)).

Ce soir, un vieux pépé ma crié dessus dans un stationnement car je ne quittais pas assé vite a son goût. Il est même descendu de sa voiture pour crier de plus près. J'étais a tellement a bout de nerfs que j'ai frapper dans ma propre vite d'auto en faisant des grands signes pour l'envoyer paître. J'ai encore mal à la main. Pépé, voir que tu avais quelque chose de mieux à faire que d'attendre que je sorte de ma place de stationnement. Non mais! c'est aînés, ils n'ont aucun respect !

Bref j'ai un besoin sérieux de vacances...vraiment ce n'est pas des blagues. J'ai l'impression que cette ville est venu à bout de moi. J'ai perdu ma capacité à voir mes journées comme un épisode de GLEE où tout le monde chante et danse, maintenant c'est plus un des films SAW qui défile dans ma tête.
Montréal j'ai besoin d'un break.

Je quitte bientôt pour un endroit ou mon cell pogne pas, où les drinks vont apparaître comme par magie dans ma main, où il y a de la nourriture préparé 24 hrs sur 24, où le bruit de la circulation est remplacé par celui des vagues.

Montréal...pourquoi faut-il toujours en venir à ce point la toi et moi, un jour je vais devoir divorcer et tu le sais très bien.

Écoutons Devendra Banhart , ca fait la job en attendant le jour J!

samedi 6 novembre 2010

Touché

J'aimerais que l'on m'explique une bonne fois pour toute pourquoi les gens touchent des inconnus.

Je n'ai pas ce réflexe. En fait je cultive l'art du « un bras de distance ». Si je suis reconnaissance d'un service qui m'est rendu je dit merci et je fais un grand sourire POINT.
Lorsque je discute avec un individu dans un cadre formel je garde mes distances pour bien comprendre son langage corporel et surtout au cas où, cet individu que je connais pas, ai soudainement un comportement étrange. Je dois toutefois émettre un commentaire sur mon schème de pensé, je suis pragmatique et orienté sur la tâche et les procédures. Lorsque je suis désemparé ou si j'ai besoin d'être consolé, il faut me parler de façon logique en apportant des arguments détaillés. Ce n'est pas parce que je suis dépassé par les évènements que soudain je ne suis plus lucide. Au contraire, je tombe en mode opérationnel. Alors des larmes en public avec des étrangers ; Non.

Malgré cela, je travail avec de la clientèle souvent en détresse et je suis apprécié par ces derniers.
Par contre, je n'arrive pas toujours à anticiper leurs réactions et ce malgré des années de pratique.

Quelque exemples : En raccompagnant vers la sortie du bureau un client, ce dernier, au lieu de me dire merci et au revoir, m'a spontanément pris dans ses bras et m'a fait l'accolade. J'ai figé sans trop savoir quoi faire, l'homme était littéralement 2 fois plus grand et large que moi donc il n'y avait pas grand chose à faire... Cette semaine, cette fois-ci une femme en larme dans mon bureau; j'ai pris sur moi de lui tapoter la mains pour la consoler car mes explications techniques n'avaient plus aucun impact même si j'annonçais de bonnes nouvelles. J'ai récolté une embrassade avec 2 généreux becs sur les joues ainsi que des bénédictions pour les 4 prochaines années. Encore une fois, je suis demeuré figé. Mon seul réflexe a été de l'escorter en vitesse vers la sortie pour la laisser au soin d'une autre de mes collèges. Je me fait aussi souvent surprendre par des baise-main impromptus.

Bientôt, en plus de mon affiche qui interdit les cellulaires dans mon bureau, je crois que je vais en apposer une qui interdit les contacts physiques... non mais franchement POURQUOI ILS ME TOUCHENT???
J'ai environ 15 collègues, aucun d'eux ne se fait toucher autant que moi et je suis pourtant la seule qui est totalement répugné par ce genre de comportement.

Bref si tu me connais pas ne me touche pas...ok?!!

Un jour peut-être que je vais comprendre la bibitte humaine mais en attendant c'est moi qui se sent extraterrestre. Sur ce un peu de nostalgie, écoutons Zero 7.