dimanche 25 mars 2007

Ce que je sais

Ce que je sais

La patience n’est pas une vertu, c’est un défaut qui a été valorisé par des indécis tout comme l’est un gouvernement minoritaire provincial.

Le printemps ce n’est pas la saison des amours mais bien la saison ou l’on se rends finalement compte que nous avons des hormones et très peu d’occasion d’en profiter, ce qui vaut autant pour les couples que pour les célibataires.

Être rousse ça n’a pas que des bons côtés. Ok, peut-être que ça veut dire que je vais avoir de beaux cheveux blancs en vieillissant mais ça implique aussi une panoplie de commentaires grossiers. Oui, je suis rousse et je bois de la rousse mais le reste ça ne vous regarde aucunement si vous êtes du genre à me faire cette remarque.

Les chats c’est comme des enfants et des clients, moins vous leur démontrez de l’affection plus ils collent.

Manger ses émotions ça ne fait pas grossir mais ça donne des brûlement d’estomac et ça augmente les chances d’intoxication alimentaire. Une fois que tout ce qui semble comestible est ingéré, il reste les restants … (nachos, bière, reste de pizza, chocolats, biscuits et crème glacée accompagné d’un verre de lait ça prends pas Pythagore pour savoir que c’est pas une bonne équation)

C’est à 110 livre que l’on peut donné du sang… il faut que je me mettes à la course ou bien à l’aérobie vite.

Un Petit Homme c’est bien plus dur à suivre qu’une fille. Maman pourquoi tu m’as fait hétéro aussi… désolé c’est du transfert, ce n’est pas de ta faute je le sais, c’est des gènes qui doivent sûrement venir du côté du père!

mercredi 21 mars 2007

Mon bonheur

Le bonheur. Tout le monde s’essaye un jour à le définir.

Le bonheur (étymologiquement la bonne fortune, entendre dans «fortune» : ce qui arrive de bien ou de mal) est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents.

On peut aussi dire que c’est ce qui rend heureux, un état de félicité.

Le bonheur est là ou non. Ça semble catégorique, blanc ou noir, nous sommes heureux ou malheureux ou encore on ne sait pas, on ressent un gros bof monumentale. Est-ce que ça serait possible de cloisonner les sections de notre vie pour être heureux un peu et parfois ou faut-il en faire une bouillie uniforme avec un goût un peu fade. Est-ce que l’on peut diviser les sphères de sa vie de sorte d’être en mesure de multiplier les sources de bonheur sans rien diluer en raison de des sphères moins prolifiques. Plusieurs foyers de bonheur, purs et intenses, brillants et lumineux. Je ne parle pas ici de fermer les yeux sur les problèmes et de consciemment faire comme si de rien n’était. Ce serait être capable de jouir des instants heureux même si ça ne va pas complètement bien partout dans sa tête.

Moment quétaine «Le bonheur ce n’est pas grand chose, c’est du chagrin qui se repose.» Le bonheur ne semble pas à la portée de tous et surtout pas ma version cloisonné ! Pourquoi certaines personnes ont peur de sentir que pour instant tout est à sa place et dans l’ordre des choses ? Ont-elles peur que si elles ressentent pour un instant du bonheur elles pourraient y prendre goût et ressentir le manque pour le restant de leurs jours ? Est-ce que le bonheur est une question d’exigences ? C'est-à-dire, faut-il être exigent pour être heureux au moment où ces attentes sont comblées ? Ou si, au contraire, ne faut-il rien attendre afin de ressentir la plénitude du moment lorsqu’il survient, être dépassé par l’ampleur de la vague qui déferle ?

Est-ce que l'on peut être inapte au bonheur ? Peut-on avoir un talent pour le bonheur? Pourquoi même ayant le coeur brisé en mille morceau j'arrive regarder pas la fenêtre et à le sentir moins lourd simplement parce qu'il fait soleil? Est-ce que ça diminue l'importance de mon chagrin? Car un gros chagrin c'est important il faut le vivre et le comprendre pour connaître l'importance de la chose qui l'a causé. Est-ce que ça rend mon bonheur moins grand parce qu'il est quotidien ?

Il est tout à moi

Cherchez moi pas le samedi 7 avril je suis au National ! Dumas tu es à moi, rien qu'à moi.

mardi 20 mars 2007

Qu'est-ce qui joue dans mes oreilles

Ok, je suis un peu triste ce soir donc pas de crise d'angoisse ni même de question existentielle, juste une chanson de Regina Spektor.

Folding chair

Come and open up your folding chair next to me
My feet are buried in the sand and there’s a breeze
There’s a shadow, you can’t see my eyes
And the sea is just a wetter version of the skies

Let’s get a silver bullet trailer and have a baby boy
I’ll safety-pin his clothes all cool and you’ll grafitti up his toys
I’ve got a perfect body, though sometimes I forget
I’ve got a perfect body cause my eyelashes catch my sweat
Yes, they do, they do…

Now i’ve been sitting on this abandoned beach for years
Waiting for the salty water to cover up my ears
But every time the tide come in to take me home
I get scared, and I’m sitting here alone
Dreaming of the dolphin song…

Maybe one day you will understand
I don’t want nothing from you but to sweetly hold your hand
Till that day just please don’t be so down
Don’t make frowns, you silly clown

Just come and open up your folding chair next to me
My feet are buried in the sand and there’s a breeze
There’s a shadow, you can’t see my eyes
And the waves are just a frothier version of the skies

There’s a shadow, you can’t see my eyes…

lundi 19 mars 2007

Mary vs le Darwinisme social

Un emploi comme un autre, je me suis donné le droit de prendre un an pour oublier de foncer, un an pour faire une pause. Après m’être filé, none stop, de la maternelle à la fin du Bacc je trouvais que le temps était venu d’arrêter de penser un peu. Résultat, j’ai l’impression de sombrer. Au lieu de prendre vraiment le tout comme un congé ou comme une expérience d’humilité (j’ai une jobine stupide et un peu débilisante de vendeuse, disons que ça aide à mettre certaines choses en perspective) je suis plongé dans une crise d’angoisse ma foi…INTENSE… Vais-je réussir à faire quelque chose de constructif de ma vie ? Est-ce que je veux faire quelque chose de constructif ? Suis-je une adulte productive contribuant activement au système économique canadien? Ça tourne carré dans ma tête tout en, biensùr, coordonnant des tapis de bains avec la parfaite petit poubelle qui va tellement bien dans votre nouvelle salle de bain fraîchement rénové. Un cadeau pour votre maman avec ça?

En fait, outre la crise d’angoisse, je suis constamment plongé dans la foule. Il y a des gens autour de moi, toujours, tout le temps. Je devrais me concentrer sur ma petit personne mais à la place je rempli consciencieusement tout l’espace de gens. Des clients (es), des étudiants (es), des fréquentation (moderne ou petit), des amis (c’est pas vrai ça.. les copains vous êtes nécessaires au bon fonctionnement de mon cerveau, vous êtes complémentaire à mon guide alimentaire canadien! Autant toi mon artiste, ma Marie, Coloc et mon illustrateur préféré). Le point étant que je suis constamment en contact avec des individus… je n’ai pas l’impression d’être particulièrement agréable avec eux … mais ils m’aiment bien. C’est un peu comme des enfants qui me courent après et qui décident qu’ils m’aiment bien juste comme ça. Il me semble qu’il n’y a pas très longtemps (pendant que j’étais intellectuellement stimulé par mes études) les êtres humains m’ignoraient ou bien ne me trouvaient pas particulièrement sympathique. Mais maintenant que je suis pauvre de l’esprit et un peu blonde sur les bords (écoutez pas ça les cheveux moi je vous aime bien roux, changez surtout pas sans m’avertir!) les «genses» (lire les gences) m’apprécient. J’ai un client (pas un de la boutique mais un à moi…oui oui j’ai peut-être un pieds prêts à se mettre en travers de la porte d’une nouvelle profession en gérance d’artistes) qui m’est apparu comme ça. Les clients de la boutique demandent à se faire servir par moi, il y en a même une qui m’a offert un cadeau et le café à côté de ma job m’offre mon café gratuit le matin… Donc c’est officiel la bibitte humaine une fois mise dans un contexte de groupe est attiré par l’élément le plus angoissé,névrosé et émotionnellement instable du lot… de plus notre société prône la médiocrité et vénère la légèreté de l’esprit. Il n’y a donc aucune question à se poser alors sur le faible taux de natalité au Québec … le darwinisme social c’est effondré, ce n’est pas avec des névrosés que l’on va faire des enfants équilibrés.

Et toi, Petit Homme fait tu partis des bibittes humaines qui s’attachent à l’individu un peu instable et angoissé? Au fait , Petit Homme où es-tu?

samedi 17 mars 2007

Fréquentation de mes deux

La vie a des chemins indiscutables et terriblement sinueux. Ou bien c’est Dieu… bof c pas très important car de toute façon j’ai toujours l’impression que tout me tombe dessus sans avertissement. Donc que ce soit Dieu, un alien, la vie, le destin ou bien un concept télé à la Truman show c’est du pareil au même pour moi.

En ce moment ce qui me fascine, qui me dépasse en fait est en lien avec une ancienne fréquentation. En effet, l’Homme moderne (non ce n’est pas une catégorie d’homme mais bel et bien le surnom que j’attribue à l’ancienne fréquentation depuis que je ne le fréquente plus) depuis que j’ai cessé de le fréquenter et d’entretenir des rapports de toutes sortes, c'est-à-dire qu’on ne se parlait même plus, (à noter que ça lui à pris 1 mois pour se rendre compte que je l’appelais plus…) à décidé que nous étions amis.

En effet, dernièrement, il a recommencé à m’écrire sur MSN et m’appeler à la maison pour me parler de ses problèmes de cœur. Situation assez étrange puisqu’il est bien au courant que j’ai rencontré quelqu’un d’autre .Il n’existe pas une loi contre ça les anciennes fréquentations ? Je n’ai jamais entretenue de bonne relation avec les gens que j’ai décidé de sortir de vie. Est-ce que parce qu’il a déterminé que nous étions confidents je dois absolument me plier ? Est-ce que l’on peut refuser catégoriquement d’être ami avec quelqu’un? On peut refuser de coucher avec quelqu’un mais peut-on refuser de le laisser se confier ? Ma mère m’a répété au moins mille fois : « On ne peut pas empêcher un cœur d’aimer.» Mais merde que c’est étrange. Peut-être que c’est ce à quoi je suis bonne dans la vie, être une amie. Je devrais peut-être le proposer à mon Petit Homme (présente fréquentation qui a un statut en péril). Je me vois d'ici «Petit Homme, comme je sais d'avance que notre relation est vouée à l'échec, je te propose d'être mon ami immédiatement comme ça dans 2 mois lorsque tu vas me rappeler je ne serai pas surprise.»


jeudi 15 mars 2007

À quel moment l’ami d’un ami devient ton ami?

Ma Marie m’est arrivée avec une question fondamentale dernièrement. Presque aussi cruciale que; « Est-ce que tu prends ton café avec du lait ou de la crème? ». (Je le prends noir donc c’est même pas une idée qui m’effleure l’esprit, mais bon) Donc la question du siècle (d’accord j’exagère parce qu’il y en a au moins une comme ça par mois)

« À quel moment l’ami d’un ami devient ton ami? »

Cette question ne se pose qu’en des moments précis tel que : lors d’une soirée d’anniversaire que l’on veut intime ou lors de soirée de type « tous les hommes de la terre sont immonde, surtout celui qui vient de te flusher». Elle peut aussi se poser lorsque vient le temps de dire bonjour et de procéder à la bise. Car la bise amicale n’est pas, toujours selon ma Marie, la même que celle attribué à quelqu’un qui fréquente le même cercle d’ami sans toutefois faire partie directement du cercle le plus rapproché. Bref, si un individu est introduit dans un cercle d’amis restreint quand en devient-il partie prenante ? Deviendra-t-il un jour ou l’autre ami de tous les membres du cercle?

Deuxième niveau d’analyse de la question. Qu’est-ce que qui détermine le fait qu’un individu est ami avec un autre individu ? Revenons à la situation hypothétique selon laquelle 2 individus font parti d’un même cercle d’ami sans toutefois être directement lié. Faut-il une situation tragique, troublante ou même traumatisante pour leurs trajectoires dévient et qu’ils entrent en collision (deviennent ami, tissent des liens)? Si ils font parti d’un cercle commun… ne sont-ils pas par définition déjà liés? N’est-ce pas suffisant pour justifier une invitation a un anniversaire …Haaaaa Marie je sais pas…

mercredi 14 mars 2007

Introduction

Pourquoi la vingtaine serait-elle un âge ingrat ? Elle l’est du moins pour moi. J’ai l’impression que tout bouge tellement vite autour de moi et que le seul réflexe que j’ai c’est de faire «Bof!». Tout mon monde devient sérieux, les gens se casent professionnellement, sentimentalement, pendant que j’ai encore l’impression d’avoir les bras longs jusqu’aux genoux avec un air qui ce veut rebel. Plus j’y avance, plus je me dit : « Merde la crise d’adolescence c’était rien ».

La vingtaine c’est le moment de me rendre compte que je ne sais pas quoi faire de mes 10 doigts, même avec un Baccalauréat en poche (ok, pas encore mais je suis à un rapport de l’avoir … maudit deadline indéfini ça invite à la procrastination).

C’est un atroce entre deux, une immonde casserole dans laquelle je mijote à petit feu en regardant mes copains prendre des REER, des conseillers financier, s’acheter des condos, des autos, partir leurs petites compagnies et réussir avec leurs petites compagnies. Et oui, je suis sur le point de cramer ou du moins de coller dans le fond. Pas du tout productive ni même sur le point de devenir une jeune professionnelle, je regarde les autres aller et je refuse de jouer à l’adulte comme eux.

Ma vingtaine c’est mon âge ingrat, celui ou j’ai l’impression d’être à côté de trac et d’être perdue dans la brume. Pourtant, c’est loin de stagner dans ma vie, je suis sur le point de pouvoir écrire ma biographie. Non, je blague, en fait c’est pour ça que ça s’appel il était une fois. Il était une fois les déboires d’une jeune fille dans la vingtaine sur qui, le ciel tombe sur la tête 2 fois par semaine. Je suis loin de me plaindre, je ne suis pas atteinte d’une maladie incurable ni même d’une MTS et il n’y a pas encore de guerre au Canada, je suis juste prise avec ma vingtaine et mes angoisses existentielles. Un peu beaucoup de nombrilisme ça peut pas faire de mal à personne une fois de temps en temps …non?