samedi 11 août 2007

Angoisse automnale

Semblerait-il que c’est les vacances dans ma tête et dans mon blog. Mais cette fois-ci mon absence n’est pas dû à mon super amoureux (je viens de changer son surnom…petite histoire que je vais détailler prochainement) mais bien au fait que j’ai fêté en continue mon anniversaire durant 2 semaines et que les terrasses ont été très très accueillantes depuis le retour du beau temps. Bien que mon esprit soit en mode estival j’entends au loin l’automne et le retour en classe qui commencent tranquillement à faire leur chemin vers mon subconscient. Il s’agit officiellement de la première année où je ne prendrais pas part à la rentrée scolaire. C’est la première année ou je n’ai pas à faire l’achat de cahiers, de crayons et de cartables. Pas de choix de cours ni de paiement de frais de scolarité.

Pour plusieurs c’est un moment très attendu, une sorte d’accomplissement, l’atteinte d’un but ultime. Pour moi c’est le début de la fin, l’angoisse la plus totale et les blues de l’université qui débutent. Est-ce que j’ai étudié dans le bon domaine? Est-ce que je devrais retourner aux études dans totalement autre chose, appliquer à la maîtrise, au doc?

J’ai connue juste ça dans ma vie l’école. C’est dans cet environnement que j’ai développé mes aptitudes, que je me suis découvert des intérêts particuliers et des talents. C’est dans cet univers que je me suis accompli et que j’ai ressenti le plus de gratification jusqu'à date. Et pour l’instant j’avoue que mon emploi ne m’apporte pas du tout la même chose que l’école … au contraire j’ai l’impression d’être dans une longue job d’été.

Je crois que je suis en crise de sens … hiiiii et avec un an de plus … les anniversaires c’est bien pour la fête mais ça toujours mal quand on compile les années. Je n’ai pas peur de vieillir, en fait je suis sur que je vais être une super grand-maman. Mais pour l’instant j’ai le syndrome de l’imposteur. Ce n’est pas possible que ça soit ça être adulte et responsable. Je veux des crayons de couleurs et des cahiers qui sentent le livre neuf et aussi un nouvel étui à crayons, une carte étudiante et une passe de métro intermédiaire. Présentement j’occupe toutes mes pauses café à la recherche d’un super programme d’étude… pas à temps plein … juste 2-3 cours par session …histoire de me sevrer doucement … de couper graduellement le cordon.

1 commentaire:

Marc-André a dit…

Dieu que je te comprend... J'ai dû arrêter d'aller au Cégep pendant un an, j'étais confiné à un emploi au salaire quasi-minimum durant cette période, dans un café à voir les gens venir étudier, discuter de leurs cours, sortir des bars paquetés avec leurs collègues... je trépignais d'impatience à l'approche de la rentrée.
C'est con, mais on chiale sur l'école pendant des années, mais dès que c'est fini on a peur. Incroyablement peur. C'est le saut dans le vide, et j'imagine que c'est à ce moment que l'on devient réellement un adulte...